Susana Roberts nos dice "ANTES QUE"

Antes que
Se amontonen los versos del menguante
Antes que la curvatura toque el sol
Y bostecen estribillos
en el ángulo de mi destierro
tocando la marea silenciosa del epígrafe
donde el todo y la nada alcance
a desatar cerrojos
en este andar descalzo de una tierra en sincronía
mucho antes que salga el sol
y se meta en los pliegues níveos de mi almohada
donde el agua de un iris rompe el cielo
en reunión abierta
justo en la clavícula izquierda
donde se apresan las nubes en cruz
en el borde de la aurora
en el corazón humano
sobre la molienda de los campos
la sonrisa de trigales y
la buena pesca
ese costado izquierdo. que dormita
junto al rumbo agitado de los hombres
cuando el mar forra de espuma la conquista
y se meten a rodar los atropellos
tender las manos con el alma abierta
golpeando a ciegas las palabras
antes que el sol deje en las sombras
la brisa y el silencio
y con las letras del ocaso
caigan nevadas azucenas
en el pico de las aves
a dormir la letanía.
Susana Roberts
poet/writer
IFLAC-Patagonia.




Ode dijo
Traduje en francés, el espléndido poema de mi hermana de alma, Susana.
Avant que... ( Antes que )
Et s'accumulent les vers du déclin
avant que n'apparaisse la courbure du soleil
et bâillent des refrains
dans l'angle de mon exil
en touchant la marée silencieuse de l'alinéa
où le tout et le néant se rejoignent
pour délier les boulons
dans cette marche aux pieds nus sur une terre en synchronie
longtemps avant que ne se lève le soleil
et s'y reflète dans les replis de mon oreiller
où l'eau d'un arc-en-ciel rompe le ciel
et s'ouvre à la rencontre
juste dans le flanc gauche
où on saisit les nuages en croix
dans le bord de l'aurore
dans le coeur humain
sur la mouture des champs
dans le sourire de champs de blé et
de l'abondante pêche
cela a laissé le flanc gauche qui somnole
avec la course agitée des hommes
quand la mer couvrira de mousse la conquête
et se mettront à roder les attaques
tendre les mains avec l'âme ouverte
en frappant à l'aveuglette les mots
avant que le soleil laisse dans les ombres
la brise et le silence
et avec les lettres du déclin
tombent en formant des boules de neige de lys
dans le bout des ailes d'oiseaux
où dorment les litanies
Susana Roberts
12 Febrero 2008 | 07:47 PM